Interview de Bertrand, du site Le braquet de la liberté

Aujourd’hui, j’inaugure la nouvelle catégorie Interview en donnant la parole à Bertrand, du site Le braquet de la liberté.

Quand avez-vous créé votre site et qu’est-ce qui vous a poussé à le faire ?

Je l’ai créé fin 2012 au retour d’un voyage à vélo d’un an. J’avais passé beaucoup de temps à rassembler les infos pour me préparer à ce voyage et j’ai pensé que tout rassembler en un seul et même lieu pourrait être pratique. De plus, étant né dans le vélo, j’étais confiant quant à mes capacités à être de bon conseil. Ce qui m’a poussé à le faire ? Une intuition. Je me suis dit : « Fais-le, on verra bien où ça te mènera ». Et ça m’a mené à toucher des dizaines de milliers de personnes avec des messages un peu plus profonds que la préparation d’un voyage à vélo. Evidemment ce n’était pas calculé au départ, mais la VIE ne fait rien au hasard !

Quand avez-vous commencé la pratique du vélo ?

A la naissance ! Le vélo a toujours été comme le prolongement de moi-même, c’est ce qui m’a suivi tout au long de ma vie sous différentes formes. Enfant et adolescent c’était un jeu avant tout au sens « freeride » que ce soit dans la rue, dans la forêt ou en skatepark. En parallèle j’adorais les efforts d’endurance donc je n’étais jamais contre une rando en forêt. A 16 ans j’ai commencé la route et à 17 je prenais ma première licence. J’ai ainsi fait cinq années de compétition avant de partir en voyage. Ces cinq années m’ont écœuré plutôt qu’autre chose, mais ça ne m’a pas dégouter du vélo en tant que tel. Etrangement, aujourd’hui, je ne me considère pas comme étant un passionné. Je continu à rouler pour le plaisir, quand il y a du soleil, ça me permet de me maintenir en forme mais je ne recherche plus du tout la performance. Ce n’est plus même un besoin comme ça pouvait l’être à l’époque. Je peux couper sans que ça ne me manque et je ne m’intéresse plus du tout à ce milieu, que ce soit les nouveautés matérielles ou l’actualité sportive. L’enfant n’a pas besoin de s’identifier à un sport ni d’avoir un vélo à 5000€ pour être joyeux et c’est vers cet état d’esprit que je retourne aujourd’hui.

Auriez-vous des astuces à donner à un nouvel arrivant sur votre site ?

Il y a un onglet « Liste des articles » qui donne un aperçu rapide des questions traitées. Je ne fais pas de consommable à travers mes articles donc il y en a finalement très peu, que je remets à jour si besoin. J’ai aussi la chance de parler d’un domaine qui ne se voit pas chamboulé toutes les deux minutes. Les principes restent les mêmes. Y compris concernant les articles « destinations », j’essaye au maximum et de plus en plus d’en faire des articles informatifs qui ne soient pas du consommable, c’est-à-dire au sein desquels je ne raconte pas ma vie.

Qu’est-ce qui vous a le plus surpris depuis que vous avez commencé à rédiger des articles ?

Ce qui m’a le plus surpris c’est lorsque j’ai arrêté d’en publier régulièrement, de constater que le blog continuait de vivre malgré tout. Comme je ne fais pas de consommable et que je ne vis pas sur la route continuellement il y a forcément des longues périodes où je ne publie plus et étonnamment, longtemps les visites continuaient de croitre. Bon, aujourd’hui la folie du bloggin est passée et c’est reparti à la baisse mais le rapport visites / publications reste surprenant.

Pratiquez-vous régulièrement des courses en compétition ? Quelle serait LA course que vous rêveriez de faire ?

Je ne fais plus de compétition et même s’il ne faut jamais dire jamais, je crois ne pas prendre trop de risque en disant que l’on ne me reverra plus jamais sur une course :).

Quelles sont les futurs objectifs que vous vous fixez (que ce soit sur le développement de votre site ou vos performances sportives) ?

Je vis sans objectif, même un long voyage n’est pas un objectif pour moi, pas plus que d’aller me promener dans la forêt en VTT. Je crois que l’on se prend beaucoup trop au sérieux avec nos rêves, nos objectifs, notre petite histoire, qui partira en fumée, que l’on ait été triple champion du monde ou promeneur du dimanche, que l’on ait visité plus de 200 pays ou que l’on ne soit jamais sorti de son village, lorsque viendra l’heure de passer le relais si je peux dire, pour rester dans le jargon cycliste.

L’instant présent est la seule réalité qui soit et l’instant présent ne se projette pas dans des objectifs.

Alors je fais au mieux pour vivre au présent, avec le cœur d’un enfant qui se fou royalement du regard de l’autre et qui par conséquent n’a pas besoin d’objectifs pour se sentir exister. Alors il n’est pas impossible que je reprenne la route un jour pour un long voyage mais je n’en ferais pas un mega objectif des mois à l’avance, annonçant cela en grande pompe comme s’il s’agissait de quelque chose d’extraordinaire.

La simplicité, la liberté, la vérité, sont incompatibles avec les rôles que nous pouvons jouer, et c’est cela qui m’intéresse avant tout autre chose.

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