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L’essentiel à retenir : le circuit de Cadaujac (33), véritable « tourniquet » de 1,4 km, impose une guerre de placement constante où la puissance physique ne suffit pas.
J’ai tenté d’éviter l’effet accordéon et la chute collective après seulement 2 km m’a stoppé net, transformant cette course en une épreuve d’usure mentale autant que musculaire.
Je vous raconte ma course de fédération UFOLEP en catégorie 3 !
Un circuit qui ne pardonne pas
Anatomie du tourniquet de Cadaujac
Avec seulement 1,4 km au compteur, c’est un piège pour les nerfs. On appelle ça un « tourniquet », une vraie machine à laver pour les jambes.
Il m’a rappelé le circuit de Mérignac qui est plus long mais avec le même type de parcours en carré !
Les virages serrés s’enchaînent ici avec une vitesse relativement basse en cassant le rythme, obligeant à freiner avant de devoir repartir violemment.
Ici, le mental lâche souvent bien avant les cuisses. Pas une seconde de répit, la concentration doit rester totale sous peine de sanction immédiate.
C’est l’enfer typique d’une course cycliste à Cadaujac, réputée pour sa difficulté à enchainer les fortes relances.
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Les relances incessantes
Oubliez l’idée d’une accélération progressive ou gérée. Ici, les multiples relances sont des sprints violents qu’il faut répéter à chaque sortie de courbe. C’est brutal, sec et ça ne s’arrête jamais.
Les jambes me brûlent rapidement dès les premiers tours.
Vous cherchez un moment pour souffler ? Il n’existe pas haha
Bien sûr, étant plutôt habitué aux efforts d’endurance réguliers (lors des triathlons), je sais que je ne suis pas du tout entrainé pour enchainer des fractionnés aussi intense et que je ne vais pas pouvoir tenir ce rythme bien longtemps.

La guerre de position dès les premiers tours
Se placer ou subir : la course dans la course
Dès le départ, l’intensité est brutale. Sur ce circuit, le placement est très important.
En effet, avec sa largeur réduite et les courtes lignes droites, il est très difficile de doubler en confiance je trouve.
Ça frotte sévère dans le peloton. Entre le bruit des dérailleurs et les coups de freins nerveux, la tension est palpable.
J’essaie de remonter à l’avant en freinant le plus tard possible mais cela est très difficile à réaliser… car tout le monde a la même idée.
Et je sais qu’un virage qu’on passe à 25 km/h va me forcer à appuyer pour atteindre les 40 km/h le plus rapidement possible !

L’effet accordéon : une tension permanente
L’effet accordéon est l’ennemi du cycliste mal placé. Le groupe s’étire dans les lignes droites et se compresse brutalement aux virages. À l’arrière, on subit ces vagues et des à-coups destructeurs.
C’est épuisant. Les retardataires doivent piler, puis relancer deux fois plus fort que la tête de course pour recoller.
Cette dynamique rend cette course cycliste impitoyable. Ce tracé spécifique piège de nombreux coureurs, transformant chaque tour en un véritable chantier.
| Point critique | Risque pour le coureur |
|---|---|
| Virages serrés | Freinage brusque, perte de vitesse, nécessité de relance explosive. |
| Courte distance (1,4 km) | Pas de temps de récupération, effort constant, usure mentale. |
| Effet accordéon du peloton | Dépense d’énergie superflue, risque de cassure, danger accru. |

La chute évitée de justesse
Après 2.4 km seulement de parcouru, en plein virage à droite c’est la chute !
Plusieurs coureurs tombent au sol, j’essaie d’analyser rapidement la situation mais tout va bien trop vite.
Heureusement, je suis placé sur la droite et je pars dans l’herbe pour éviter les coureurs de justesse !

Malheureusement, étant placé à l’arrière, le peloton (qui n’a rien vu de la chute) a continué sa route à haute vitesse pendant que je suis presque à l’arrêt.
Et quand je relève les yeux, il n’y a presque plus personne devant !

Tenter de revenir sur le peloton
Avec un petit groupe, je tente de recoller le peloton qui n’est pas si loin mais physiquement je sais que je ne pourrais pas tenir un gros rythme très longtemps.
Ma vitesse est correcte en ligne droite mais les relances après ces virages m’entament physiquement.

Merci aux spectateurs
A chaque passage de la ligne d’arrivée, les spectateurs nous encouragent et c’est vraiment génial !
Cela donne de la force dans ces moments difficiles. 🙂

Petit peloton pour une bonne vitesse
Finalement, je ne reviens pas sur le peloton !
Pas grave, je me suis trouvé 3 équipiers avec qui rouler et finir la course à bon rythme.

Cette fois-ci j’arrive à suivre car les virages se passent beaucoup plus rapidement ce qui réduit la puissance nécessaire pour relancer dans les lignes droites.
C’est vraiment plus agréable et malgré la chaleur imposante, j’arrive à bien récupérer tout en buvant.
La ligne d’arrivée : enfin !

Comme après chaque course, le débriefing avec les autres coureurs est important où chacun raconte SA course et c’est dans ces moments que je récupère des informations utiles.
Ce jour-la, j’apprends que tout la majorité a bien subi et que la chute au début a bien découpé le peloton (même si les plus forts ont pu recoller) !
Au total, j’ai parcouru 47 km au total à 35 km/h de moyenne.
Les 15 premiers km (avec la chute) sont réalisés en peloton à 38 km/h.
Maintenant c’est repos, et j’y retourne !








