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Choisir la bonne paire de roues de route

Vous avez acheté un vélo sympa, qui correspond à votre pratique, vous enchaînez les kilomètres ensemble, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Puis, vous avez commencé à vouloir aller plus vite, plus facilement. Vous avez comparé votre monture à celle de vos copains cyclistes et un détail s’est très vite imposé : ils ont souvent changé leurs roues d’origine par d’autres, plus légères, plus profilées. Du coup, c’est décidé, vous aussi, vous souhaitez améliorer votre vélo de route. Mais vous vous interrogez : comment choisir une bonne paire de roues de vélo de route ? Quel va être le gain ? Quel type de roues de vélo me convient ? Des roues en carbone ou en alu ? Boyau, tubeless ou à pneu ? Et quel prix mettre dans une paire de roues ?

Entre une paire à 140€ et une autre à 3000 €, le choix est vaste. Les roues les plus chères sont-elles forcément les meilleures ?  On vous donne un coup de main pour y voir plus clair et vous aider à choisir vos roues de vélo de route.

Quelles roues pour mon usage ?

L’amélioration la plus populaire et la plus simple à faire (mais pas la moins chère) sur un vélo est de changer les roues et les pneus. En effet, les roues d’origines sont souvent lourdes, de qualité basique et les changer est la manière la plus rapide de réduire le poids, d’améliorer le comportement du vélo, sa réactivité et ses capacités de freinage.
Cependant, toutes les roues ne sont pas à adaptées à tous les usages. Vous n’allez pas mettre une roue lenticulaire si vous roulez principalement en montagne (ça se discute si on parle d’une Lightweight Autobahn, qui ne pèse que 780 g. Mais 2 885 € pour ce bijou, tout de même).

Lightweight, Deustche Qualität

L’un des critères les plus importants pour orienter votre choix de roues de vélo est donc votre pratique.

Le second est votre poids. Pour améliorer vos performance, le plus efficace est…d’alléger le bonhomme sur le vélo mais on n’arrive pas toujours à perdre ces fichus 2 kg en trop. Votre poids va aussi avoir une influence sur le choix de vos roues. Un cyclo poids plume affûté comme Bardet pourra choisir n’importe quelles roues dans n’importe quelle gamme. En revanche, si vous  êtes un peu plus costaud, des roues plus rigides sont préférables. Une crevette de 60 kg ne va pas solliciter son matériel de la même manière qu’un ours de 90 kg. Dans le second cas, le carbone n’est pas interdit mais attention aux roues allégée ou avec un faible nombre de rayons.

Quelles roues pour de la montagne ?

Quand on grimpe, le poids devient vite un handicap et les roues destinées à la montagne font donc la chasse aux grammes inutiles. Profil bas, peu de rayons pour permettre aux roues de peser entre 900 et 1 300g. Du fait du faible nombre de rayons, ces roues ont une inerties très faible, sont moins rigides et plus souples.

En danseuse et roue à profil bas légères pour grimper !

Chez les fabricants, quand une paire de roues descend sous les 1 500 g, sans prétention aérodynamique affichée, vous pouvez considérer que ces roues peuvent être utilisées pour de la montagne.

Quelles roues pour de la plaine, des parcours peu vallonnés à roulant ?

Les roues aérodynamiques, avec un profil plus ou moins haut, sont devenues très populaires dans les pelotons. En plus d’être efficaces, elles donnent ce look « pro » agressif qui donnent une gueule d’enfer à n’importe quel biclou (même un B’twin ^^ ). On considère qu’une roue entre dans la catégorie aérodynamique quand sa hauteur de jante atteint les 30 mm. Plus la jante est haute, plus le gain en inertie sera important. Ces roues sont plus lourdes, plus rigides, parfaites pour s’économiser quand on roule au train. En revanche, elles sont moins maniables que des roues basses, qui seront moins dangereuses en cas de vent latéral et plus réactive en côte.

Les roues avec un profil moyen, comme les Mavic Cosmic Pro Carbon, avec une hauteur de jante de 45 mm, sont un bon compromis entre une roue basse et une roue à profil haut. Ce type de roues semi-aérodynamiques associent rigidité à un poids contenu ( 1650 g), offrent une bonne inertie et moins de résistance au vent latéral qu’une roue à profil haut. Souvent faites en carbones, les roues les moins chères sont elles réalisées en aluminium, donc attention au poids qui peut être plus élevé.

Mavic Cosmic Pro Carbon

Les roues avec un profil de jante haut (plus de 50 mm) vont fendre l’air avec moins de turbulences mais attention si une rafale arrive de travers ! Là, vous aurez pour le coup une plus grande surface de portance et vous pourrez vous faire quelques frayeurs. Les Fast Forward F9R avec leur 90 mm de hauteur pour 1685 g ou encore les très efficaces Reynolds Aero 58 qui affichent 1580 g pour 58 mm de haut sont de bonnes représentantes de ce type de roues aérodynamiques.
Ces roues à profil haut sont idéales pour les sprints et les contre-la montre, où l’aérodynamisme prime sur le poids. Vu l’usage spécifique de ce type de roues, il est conseillé d’avoir une autre paire pour l’entrainement.

Des Reynolds Aero 58 ci-dessus et des Fast Forward F9R durant l’IronMan de Kona ci-dessous.
Des roues idéales pour les CLM, les tri roulants et les sprints.

Quelles roues pour l’entraînement, l’hiver ou le quotidien ?

Justement, comment équiper son vélo pour le reste de l’année, entre les compétitions, pendant la saison d’hiver ou pour vélotafer ?


Autant l’aérodynamisme et le poids sont des priorité pour les roues de compétition, autant les roues pour l’entrainement ou la vie de tous les jours doivent être solides pour encaisser les kilomètres, les conditions climatiques variables, le tout sans broncher et avec très peu d’entretien.
A cause de la friction occasionnée par les patins de frein, les bords vont s’user au fil du temps. Vous perdrez peut-être aussi un ou deux rayons, qu’il faudra donc prévoir de pouvoir remplacer facilement. Vous l’aurez compris, ici, on va chercher la robustesse et un entretien facile pour être en mesure de pouvoir rouler le plus souvent possible, voir tous les jours en cas de vélotaf sans avoir à s’inquiéter si les trous répétés dans la chaussée ne vont pas les abîmer.

 Une paire de Fulcrum Racing 3 ou des Mavic Krysium et c’est parti pour avaler les kilomètres !

Une paire de roues en aluminium d’entrée ou de milieu de gamme, comme les Mavic Aksium ou Mavic Krysium (qui équipent souvent les vélo d’origine) ou encore les Fulcrum Racing 3 sont de bons choix. Solides, avec des pièces faciles à remplacer et d’un budget contenu, ce type de roues conviendra à l’entraînement et les sorties à vélo au quotidien.

Pour résumer :

Sur des parcours plats ou légèrement vallonné (moins de 500m de D+ pour une sortie de 100 km), des roues avec un profil haut (plus de 50 mm) seront les plus adaptées.
Sur un parcours vallonné (entre 1000 et 1500 m de D+ pour une centaine de bornes), préférez des roues à profil moyen (entre 30 et 50 mm).
Pour de la montagne, des roues à profil bas (inférieur à 30 mm) seront préférables.
Pour les triathlètes, les sprinteurs aux gros cuissots, vous pouvez vous aussi regarder les roues à jantes hautes (voir les roues pleines pour les CLM) 😉
Pour la vie de tous les jours, l’hiver et l’entraînement, vous pouvez utiliser les roues d’origine du vélo : ok, ce ne sont pas des poids plume mais elles résistent à (presque) tout !

Mais comme on ne roule pas toujours sur le même parcours et qu’on n’a souvent qu’une seule paire de roues par vélo, je conseillerai de prendre des roues qui correspondent au type de relief sur lequel vous roulez le plus. Et pas de panique si vous sortez de vos routes habituelles : une paire de roues à profil moyen sera tout à fait correcte en montagne et inversement, des roues basses ne démériteront pas en plaine.

Quel type de pneu pour mes roues ?

Il existe trois types de pneus pour les vélo de route et bien sûr, chacun nécessite un type de roue spécifique (ce serait trop simple, sinon…).

Les boyaux

Les avantages : extrêmement légers, ils permettent de rouler à des pressions très basses,  ils sont impossible de les pincer quand on monte la roue et généralement d’excellente qualité, ils ont une bonne accroche. En compétition, beaucoup sont montés en boyaux pour ces raisons.
Les inconvénients : Pas super pratique à monter et à encoller ! Car oui, un boyau est collé au fond de la jante donc le montage est assez fastidieux et quand le boyaux est troué, c’est compliqué d’en changer rapidement au cours d’une sortie… Le budget pour rouler en boyaux est également conséquent et toutes les boutiques n’en ont pas toujours.

Il faut encoller le boyau au fond de la jante, soit avec de la glue ou avec de l’adhésif spécial

Les pneus

Les avantages : Montage et entretien facile, les gammes de pneus sont très larges (pour temps sec/humide, anticrevaison, slick ou nervuré, etc…) et disponibles partout, les pneus ne coûtent pas très chers.
Les inconvénients  : il est facile de pincer et de trouer la chambre à air (avec l’expérience, ça arrive moins souvent), on ne peut pas rouler en basse pression et de mauvais pneus peuvent affecter radicalement votre confort et le comportement de votre vélo.

Lire aussi : découvrir les pneus vélo de route les plus vendus.

Le tubeless

Les avantages : Plus léger que des pneus, ils permettent de rouler à des pressions basse pour un confort et un grip maximal. Le liquide préventif à l’intérieur peur réparer les crevaisons lentes (si le pneus est éventré, par contre, ça ne fera pas de miracle…) et les pneus tubeless ont donc une très bonne durée de vie. Certains fabricants proposent des roues « tubeless ready », compatible pneu et tubeless.
Les inconvénients  : le montage avec le liquide préventif peut être difficile les premières fois et l’offre n’est pas encore très étoffée. Les pneus tubeless sont un peu plus chers que des pneus traditionnels. En cas de crevaison au milieu d’une sortie, il faut soit avoir son matériel sur soi ou avoir une chambre à air de secours (comme avec des pneus traditionnels donc…)

Montage d’un pneu tubeless avec le liquide préventif à injecter

Des roues de vélo en carbone ou en aluminium ?

La différence se fait surtout en terme de budget et de poids, les roues en carbone étant plus chères et légères que des roues en aluminium.

Vous trouverez des roues en aluminium majoritairement dans les entrées de gamme des marques. Ce sont des roues confortables, durables et qui bénéficient d’un excellent freinage. Des modèles haut de gamme existent également, souvent à profil moyen, pour ceux qui cherchent des roues confortables et réactives.

Roue carbone et roue alu : différence de poids, de budget et de capacité de freinage

Les roues de vélo en carbone sont très présente dans le cyclisme de compétition où la rigidité et a légèreté font la loi. Le gros inconvénient sur ce type de roue est le freinage (même avec des patins spécifique, ça chauffe vite et le freinage se dégrade) mais les marques mettent en place des solution de plus en plus efficaces pour résoudre ce point (typiquement, la surface de freinage est faite avec un matériau ou un enduit spécial). Les roues de carbones sont idéales si vous vous orientez vers la compétition, la performance ou si vous souhaitez alléger votre vélo au maximum. Attention, le budget augmentera en proportion du poids gagné !

Quelles roues pour un vélo route ? Quelques exemples …

Voici différents exemples de roues de vélo :

Que vous ayez un vélo aérodynamique, vous trouverez forcément la roue vélo qui vous conviendra sur le web !

Quel prix pour une bonne paire de roues ?

Comme dit précédemment, ce qui va influencer en premier lieu le prix va être le matériau. En carbone, c’est tout de suite plus cher qu’en aluminium. Une roue aero à profil moyen ou haut sera généralement plus couteuse qu’une roue de vélo à profil moyen, plus polyvalente.

Pour moins de 500 €, vous pourrez trouver de bonnes paires de roues polyvalentes en aluminium aux alentours de 1550 g, comme les Fulcrum Racing 3. Soit un gain de plus de 300g par rapport à des roues d’origine, qui pèsent souvent entre 1 800 et 1900 g. La différence se fera déjà clairement ressentir ! Souvent à profil bas (moins de 30 mm), ces roues de vélo polyvalentes pourront vous accompagner dans vos trajets quotidiens, votre entrainement ou vos début en compétition. Si vous recherchez des roues en carbone ou des roues à profil plus aérodynamique dans ce budget, n’hésitez pas à penser à l’occasion, vous devriez trouver votre bonheur.

Ensuite, entre 500 et 1000 €, vous passez sous la barre des 1500g et vous pouvez commencer à penser aux roues en carbone. Les modèles proposés sont beaucoup plus réactifs et rigides. Vous pouvez rencontrer de belles pièces, comme les Campagnolo Eurus ou Shimano C24 qui ne pèsent que 1364 g. Dans ce créneau de budget, vous pourrez trouver des roues à jantes moyennes (entre 30 et 50 mm) pour plus d’aérodynamisme, comme les Prime RP-50 en carbone.

Au-delà de 1000 €, c’est le domaine des roues aéro, en carbone et autres bijoux avec des roulements en céramiques pour plus de fluidité et de précision. Vous aurez affaire aussi bien à des roues profilés à profil haut pour les sprint ou la plaine, comme les DT Swiss RRC 65, qu’à des modèles à profil bas spécialement étudiés pour la montagne, comme les Fulcrum Racing Zero qui affichent 1358g. Le top du top reste Lightweight, qui proposent des roues exceptionnelles aussi performantes que chères (c’est exceptionnel, quoi !).

Que penser des roues de route artisanales ?

Les avantages des roues de vélo industrielles par rapport aux roues artisanales font souvent débat.

La principales distinction réside dans le fait qu’une roue artisanale sera vraiment construite selon vos demandes et votre profil (votre poids, votre usage). Sur une paire de roues totalement personnalisée, vous pourrez en outre choisir le type de rayon, le design, la couleur des logos pour coller au mieux à vos attentes. Les marques dominent le marché grâce à leur capacité de production, leur R&D, leur offre pléthorique et leur renommée via le sponsoring d’équipe pro mais les artisans arrivent à tirer leur épingle du jeu en proposant des roues haut de gammes axée sur la performance, pour les compétiteurs ou les amateurs de beaux produits. Du fait de la production réduite, montée à la main et de la personnalisation, le tarif est un peu plus élevé que sur des roues industrielles mais vous bénéficiez aussi d’un contact direct avec votre fabriquant, qui est bien plus réactif que le SAV de n’importe quelle marque. Quand il s’agit de changer des rayons ou de faire réviser une roue, c’est appréciable ! Et petit bonus, vous serez sûr d’avoir des roues uniques dans le peloton (ça aussi, ça peut être pratique quand il faut retrouver sa bécane dans le parc à vélo ^^).

Paire d’Asterion Carbon Sport 38T 

En France, parmi les artisans les plus connus, on peut citer Asterion, Alpha-Bike, GT Race Wheel et les Périgourdins de Spiderbike qui proposent aussi bien des roues polyvalents pour l’entrainement que des produits bien plus pointus comme des roues lenticulaires pour les CLM ou les triathlon roulants.

Cela vaut-il le coup d’acheter des roues de route d’occasion ?

Tout le monde n’a pas forcément le budget pour acheter des roues neuves, surtout si c’est pour équiper son mulet (vélo d’entraînement) ou améliorer un peu son vélotaf.

Acheter ou ne pas acheter, telle est la question

Comme lorsqu’on achète un vélo d’occasion, il est très important de connaître l’historique des roues (entretien, accidents, réparations). Voici une liste de points à contrôler avant d’acheter vos roues d’occasion :

  • vérifier que les roues ne sont pas voilées. Faites les tourner et contrôlez qu’il n’y a pas de déformation, d’impacts ni de bosse dans la hauteur de la jante, qui pourrait être le signe d’une rencontre violente avec un trottoir, par exemple
  • vérifier l’état de la surface de freinage, qui doit être plane et surtout pas creusée, ce qui indiquerait une roue avec énormément de kilomètres
  • la roue ne doit pas être fissurée, bosselée, surtout en carbone
  • pas d’oxydation sur les parties métalliques, surtout au niveau de l’axe et des moyeux
  • les rayons doivent être droits, rigides. Pincez les rayons deux par deux de chaque côté, vous devez ressentir la même tension. Si les rayons d’un côté sont plus relâchés d’un côté ou si un seul rayon n’est pas assez tendu, cela influencera le comportement de la roue et il faut les retendre pour éviter de voiler la roue
  • les roulements dans les moyeux doivent être fluides, silencieux et sans points durs lorsque vous faites tourner les roues
  • les serrages rapides fonctionnent correctement, ne sont pas tordus ni rouillés et les ressorts d’équilibre sont toujours présents
  • si cela est possible, essayez les roues pour vérifier qu’il n’y a pas de bruit suspect ni de jeu latéral

Bon shopping et bonne route avec vos nouvelles roues !

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