Comment gonfler un pneu ? Pression, Pompe à vélo et cie !

Une femme gonfle un pneu de vélo avec une pompe à main

Savez-vous gonfler un pneu de vélo à la bonne pression ? Au départ des cyclosportives, combien de fois entend-on la question “Combien tu as mis à l’avant, et à l’arrière ?”. 
Faut-il monter les bars à leur max ou, au contraire, rester en basse limite des seuils recommandés par les marques ? 

Difficile de répondre simplement à cette question, tellement de paramètres entrent en jeu.

Que ce soit en sortie sur route le week-end, en ride dans les sous-bois ou pour se déplacer en ville, savoir bien doser le gonflage des roues d’un vélo peut vous faciliter grandement le pédalage.

Et oui, un pneu mal gonflé résiste, adhère à la route, et vous avez l’impression de vous trainer… trop de pression répercute toutes les vibrations du sol et fatigue le cycliste à vitesse V…

Vous voulez tout connaître sur la pression idéale d’un pneu, sur le matériel indispensable à garder avec soi pour maîtriser le débit d’air dans les roues de sa bécane ? Je vous dis tout sur le gonflage des pneumatiques de vélo.

Pourquoi un pneu de vélo se dégonfle tout seul ?

Que s’est-il passé ?! Vous envisagez de reprendre votre petite reine après quelque temps sans pratique, mais les roues sont à plat. Ce n’est pas forcément le signe d’une crevaison. Ce facteur survient à cause de microfissures. Avec le temps, une infime quantité d’air s’échappe du pneu et vide la membrane. 

Une chambre à air déteste aussi les hautes températures… En plein été, la chaleur accélère la dilatation des gaz dans la structure. Le pneumatique réagit alors de deux façons : soit il est déjà micro perforé, l’air s’échappe plus vite et le dégonflage passe la vitesse supérieure… soit il est en très bon état et il explose, surtout en latex ! Bref, le soleil et votre vélo ne sont pas copains.

À la fin de chaque sortie route, je dégonfle légèrement les pneus avant de ranger mon vélo pour ne pas le stocker en surpression. De même, je vérifie toujours la pression des pneus avant de partir en longue sortie. Et quand je circule en ville pour le vélotaf, je piste régulièrement l’état des roues pour limiter le risque de crevaison.

Un cycliste lors d'un départ d'une course sur route à Londres

Quels facteurs prendre en compte pour le gonflage de son vélo ?

Pour bien gonfler un pneu, on regarde en priorité ses conditions d’utilisation.

Le type de pneu

Entre un pneu de route en 25 mm et un modèle tout-terrain en 65 mm, le volume d’air requis et le rendu sont différents. On part du principe que la pression du gonflage d’un pneu diminue au fur et à mesure que la largeur de la section de la roue augmente. 

Pour un vélo de route, les roues supportent une pression de 6 à 8 bars en moyenne, correspondant au 1/10e du poids du sportif. 

En revanche, les pneus épais d’un fatbike, par exemple, peuvent se contenter d’une pressurisation de 0,5 à 1 bar pour un sol très meuble et maximiser l’endurance. 

Il en va de même pour le type de pneus. Entre un Tubetype traditionnel à chambre à air et un Tubeless, la pression diffère. Les Tubeless, de par leur résistance aux crevaisons, s’adaptent parfaitement à la route et à ses irrégularités, avec une pression plus faible qu’un pneu Tubetype, y compris en VTT. On peut abaisser le volume de 1 à 1,5 bar par rapport au modèle avec chambre.

Lire aussi : comment choisir un bon pneu vélo de route

Le type de terrain

Pour savoir comment gonfler le pneu d’un vélo, il faut aussi se fier au type de terrain sur lequel vous roulez. 

Une route bitumée sans irrégularité supporte un gonflage maxi pour un vélo de course. Par contre, si votre parcours passe par des secteurs comportant des nids-de-poule ou avec des revêtements détériorés, baissez la pression des pneumatiques. 

En montagne, sur chaussée abîmée, diminuer la pression d’un demi-bar à l’avant du cycle aide à garder la précision de sa trajectoire à vive allure sur une descente en lacets.

Pour les sorties sur les sentiers, ne partez pas avec un vélo gonflé à bloc, c’est l’incident assuré pour la chambre à air. Laissez de l’espace libre pour les irrégularités, votre roue s’adapte ainsi aux obstacles, sans trop de sollicitation de la chambre.

Les conditions climatiques

Entre une sortie en plein cagnard, une session vélo sous les trombes d’eau ou une virée à température clémente, on n’envoie pas un volume d’air identique dans ses pneus. 

Le soleil fait dilater la chambre, donc on réduit la pression. De la même façon, une route goudronnée détrempée, c’est la gamelle assurée avec des pneus gonflés au max. 

Gardez vos forts volumes de bars pour un parcours sur route sans difficulté, avec des conditions météorologiques optimales.

Le poids de l’ensemble

Un cycliste léger peut partir sur un gonflage plus modéré du pneu. Dans le cas contraire, un sportif massif et lourd augmente la pression générale des pneumatiques. 

D’ailleurs, la roue arrière est soumise à plus de poids. Par conséquent, elle reçoit plus de quantité d’air que celle située à l’avant, de l’ordre de 0,5 bar (c’est une méthode appliquée par les pros sur route…). 

Pour les vélos supportant des bagages, on abaisse également la pression de gonflage dans les roues. C’est une façon d’éviter les déchirures de pneu ou l’éclatement.

Lire aussi : préparer son vélo pour voyager facilement

Un VTT placé dans une pele d'un tracteur abandonné

Quelle pression adopter dans les pneus vélo ?

Vous vous demandez à combien de bars gonfler les pneus d’un vélo ? On oublie la théorie qui affirme que plus le gonflage est élevé, plus la monture est rapide. En se fiant à des données moyennes, on peut arriver à déterminer la pression de son vélo. Les cyclistes doivent quand même adapter ces mesures à leur physique et à leur pratique.

L’appareil de mesure de la pression le plus fiable : le manomètre

Si vous voulez contrôler le volume d’air dans votre pneumatique, l’appareil le plus efficace, c’est le manomètre (oui, oui, c’est plus précis que tâter le pneu !). La jauge de pression des pneus se mesure à l’aide de deux unités :

  • le bar : 1 bar correspond à une masse de 1 kg sur une surface de 1 cm2.
  • le PSI (Pounds per Square Inch ou livre par pouce) : 1 bar équivaut à 14,5 PSI.

Quels sont les effets de la pression pneumatique sur le confort du cycliste ?

Si on injecte une pression faible, on table sur plus de confort et une conduite plus fluide sur terrain naturel.

Par contre, sur route, une forte pression dans les pneumatiques est synonyme d’une meilleure résistance à l’usure et à la crevaison, tout en maintenant une facilité de pédalage sur l’asphalte. Seulement, le pilotage peut s’avérer fatigant puisque le cyclo ressent toutes les vibrations.

Comment connaître la pression que peut supporter un pneu ?

En règle générale, le cycliste se fie aux valeurs mentionnées par les marques de pneus sur les flancs des roues. Elles y précisent les pressions mini et maxi de gonflage que peut supporter le matériel. Il s’agit d’un indicateur que vous devez adapter à votre poids et à votre usage.

En complément, des simulateurs sur le web permettent d’estimer combien de bars il faut injecter dans chaque roue. 

On trouve notamment comment jauger la pression en ligne d’un vélo de route avec le calculateur Silca ou définir la pression de pneu VTT avec le simulateur Schwalbe.

Je vous recommande cet article sur la pression des pneus Michelin.

Comment déterminer la pression d’un pneu de vélo route ?

En cyclisme sur route, on entend parler de la théorie des 10 % pour déterminer la pression des pneus. Ce qui veut dire qu’un rouleur de 68 kg pousse, en moyenne, ses roues à 6,8 bars. 

Par contre, les chambres à air doivent respecter un seuil minimum de 6 bars, même pour les coureurs légers de 50 kg et un plafond de 8 bars, y compris pour les plus gaillards. 

Pour les Tubeless, aucun problème de ce genre, la valeur peut descendre en dessous des 6 bars ou monter légèrement plus haut que la limite de 8 bars. 

Un sportif qui recherche la vitesse va partir avec des pneus gonflés à haute pression, surtout si le revêtement est régulier. Il se fie cependant à la météo, sur chaussée mouillée, il abaisse le niveau de pression.

Lire aussi : choisir une bonne paire de roues de vélo route

Comment gonfler un pneu de VTT ?

Les pneus de VTT doivent supporter tous types de terrains et s’adapter aux nombreux obstacles. Entre les graviers, les racines ou le sable, vous avez intérêt à adapter la pression des chambres à air pour vous ménager. 

En sous-gonflant un pneu tout terrain, l’amorti est meilleur, et donc l’assise plus confortable. Par contre, soyez vigilant avec la largeur de la jante. Pour des modèles fins, le pneu peut se déformer et se détacher de la jante s’il est sous gonflé, en particulier dans les virages.

En sortie vélo tout terrain, la valeur moyenne s’élève à 2 bars, variable selon la section du pneu et le montage en chambre à air, tubeless ou la présence de suspension. 

Quant au vélo fatbike à grosse roue, il peut descendre à 1 bar, voire à 0,5 bar, surtout en terrain très sablonneux. Il évolue avec des “pneus ballons”.

Quelle pression prévoir pour des pneus de VTC trekking ?

Pour de moyennes ou longues randonnées, c’est le confort avant tout qui prime. Les vélos de voyage tous chemins doivent s’adapter à des pistes cyclables goudronnées ou des chemins en cailloux. 

Tout dépend de la section du pneu… plus le pneu est large, moins on met de pression. Mais plus le vélo est chargé, plus on met de pression (1% supplémentaire par kilogramme supplémentaire). En fait, le pneu doit prendre sa forme de roulement, sans aplat. 

Par exemple, pour un pneu large de section 47 mm sur une route bitumée, vous pouvez partir sur 4 bars à l’avant et 4,5 bars à l’arrière. Si vous empruntez une route plus défoncée, 3,5 bars à l’avant et 4 bars à l’arrière suffisent.

Quelle est la pression d’un pneu pour faire du vélo en loisir ?

Que vous partiez en vélo de ville, hollandais ou tout chemin de loisir, place au confort. Dans ce cas, prévoyez en moyenne 5,5 bars pour allier stabilité et aisance de pédalage. En se déplaçant avec des roues bien gonflées, la bicyclette avance plus vite, sans résistance au roulement excessive.

Un cycliste en tenue noire pédale sur son vélo de route rapidement

Quelle pression de pneu prévoir pour un vélo électrique ?

Ici aussi, pour gonfler un pneu de vélo électrique, gardez un volume d’air comprimé suffisant pour que le cycle avance correctement. Cela lui permet d’évoluer en dépensant moins d’énergie, et donc de l’électricité supplémentaire en raison d’une adhérence prononcée. En général, les VAE ont des pneus gonflés à, au moins, 4 bars.

Lire aussi : comment trouver son vélo de ville électrique

Quelles sont les caractéristiques d’une roue de vélo pour gonfler correctement un pneu ?

Les pneus à vélo comportent des indications qu’il ne faut pas prendre à la légère. Sur le flanc d’un pneu, on peut lire les dimensions ETRTO qui donnent la largeur et le diamètre du produit. 

Mais l’indication qui nous intéresse le plus, c’est les valeurs de pressions mini et maxi que peut supporter cet équipement. En dépassant ces chiffres, vous prenez des risques de déchirure du matériel. Grâce à des tests de résistance, les équipementiers connaissent parfaitement les limites du matériel.

Comment gonfler des pneus de vélo ?

Pour gonfler ses pneus de vélos, place au matériel. Avant de choisir l’équipement de gonflage, vérifiez tout d’abord les valves des pneus.

Les différences entre les valves Presta et Schrader pour gonfler un pneu de vélo

Gonfler les pneus vélo à valve Presta

Ce type de valve (dite française) comporte un bouchon en plastique recouvrant une valve pour avoir accès au circuit d’air. Il est inutile de dévisser l’écrou complètement. En appuyant sur l’embout, le système laisse échapper un souffle. 

Vous pouvez commencer votre gonflage grâce à une pompe dotée d’un embout adapté à une valve Presta. On trouve cette valve couramment sur les vélos de route. Son diamètre est très fin et sa forme plus allongée.

Alimenter une valve Schrader en air

Une valve américaine Schrader est cachée par un capot en plastique. Dans ce cas, pas d’embout à dévisser sous la protection, la pompe se place sur la pointe centrale qui donne accès à la chambre à air. Bien entendu, vous n’oubliez pas de remettre le capuchon en plastique quand l’opération est terminée… 

C’est sur les VTT qu’on retrouve généralement les valves Schrader.

Choisir une pompe à main

C’est le modèle classique, nomade, bien utile en sortie vélo et peu encombrant. C’est surtout un modèle de pompe à vélo pas cher. Le gonflage se réalise à la force des bras, sans indication de la pression pour les modèles courants. 

Cependant, il existe également des exemples avec manomètre. Petite et légère, elle se fait oublier, fixée sur le cadre de vélo ou, pour les versions minis, dans la poche du maillot. 

Que ce soit pour des valves Presta ou Schrader, ou mixtes, on trouve des pompes à vélo Décathlon, ou, pour les marques plus spécialisées, des pompes à vélo Zéfal, Lezyne ou Crankbrothers pour le VTT.

BTWIN Compact

LEZYNE HV DRIVE

Zéfal Air Profil Micro

Crankbrothers KLIC HVText

Opter pour le gonflage pneu avec une pompe à pied

Avec ce modèle, vous choisissez la facilité. Grâce au manomètre, vous voyez immédiatement la pression envoyée dans la roue. La pompe à pied s’adapte aussi bien aux valves Presta que Schrader. Bloquée sous vos deux pieds, la pompe vélo s’active sans encombre avec les bras. Vous pouvez injecter plus de 7 bars dans le pneu sans transpirer… 

Soyez attentif aux embouts fins Presta qui peuvent se tordre avec ce type de pompe à air pour vélo. 

La pompe vélo pied se prête parfaitement au gonflage d’entretien à la maison. C’est un modèle légèrement encombrant dans sa version classique. On voit toutefois arriver sur le marché des exemples de mini pompe à pied pour vélo, relativement compactes.

Pompe à pied Décathlon 900 universelle

Mini pompe à vélo à pied compacte 12 bars

Pompe à pied vélo Topeak JoeBlow Fat

Penser au gonflage de secours avec les cartouches de CO2

En sortie vélo, si vous devez gonfler votre engin rapidement et provisoirement, les cartouches de CO2 peuvent vous sauver ! Il faut prendre le coup de main pour les utiliser, mais une fois installée, l’injection d’air se fait en quelques secondes, même pour atteindre 7 bars ! 

On contrôle l’arrivée d’air avec un régulateur placé sur le percuteur. C’est bien sûr une solution pratique pour regonfler son vélo après un changement de chambre suite à crevaison, afin de rentrer à bon port. L’oxygène envoyé n’est pas aussi stable que l’azote fourni avec une pompe classique. 

Par contre, attention au transport sous de fortes chaleurs, c’est du gaz sous pression pour vélo…

Il existe des lots de 3 cartouches CO2 pour 5€ chez Décathlon.

On lit souvent que les cartouches sont pour les cyclistes qui ont la « flemme » d’utiliser une pompe manuelle… Je précise qu’en course (et sous une pluie battante, oui oui c’est du vécu), pouvoir gonfler son pneu en quelques secondes, j’ai regretté de ne pas en avoir !

Préférer le compresseur de garage pour gonfler son vélo

Dans votre garage, le compresseur à air peut faire office de pompe à vélo !
Avec un réglage précis, vous pouvez gonfler tous les deux roues de la maison en un clin d’oeil. Avant une sortie familiale, c’est relativement pratique.

On en trouve autour des 60€ sur Cdiscount.

Essayer un gonfleur électrique portatif

On trouve également des gonfleurs électriques rechargeables à emporter en sortie vélo. C’est un compresseur d’air doté d’une batterie.

Vous pouvez même prérégler la pression maximale avant de commencer à gonfler votre vélo. Il se recharge sur la prise d’un allume-cigare ou avec un adaptateur 220V.

Il existe plusieurs dizaines de modèles sur ManoMano !

Où gonfler son vélo en ville ?

Vous n’êtes pas équipé d’appareil de pressurisation de pneu vélo, pas de panique ! On trouve des bornes de gonflage et de réparation dans les grandes villes de France. Par exemple, on peut consulter la carte des stations de gonflage à Paris, le détail des stations de réparation et gonflage de Rennes, et dans bien de villes différentes.

Autrement, les magasins Franprix proposent un gonfleur vélo en libre service devant les supermarchés. C’est ce qu’ils appellent le « Concept Darwin ».

En dernier lieu, vous pouvez toujours vous rendre dans une station-service ou un point de lavage pour gonfler votre vélo avec un compresseur. C’est un bon moyen de se dépanner en rentrant du travail à vélo, quand on oublie son matériel de gonflage…

Vous avez vu qu’il y a mille et une façons de gonfler un pneu… Entre la pression recommandée par le fabricant, le type de pneumatique, l’utilisation ou le système de gonflage, tout se calcule. 

En tout état de cause, la seule manière de gonfler son vélo, c’est celle qui vous procure les meilleures sensations, un confort optimum, tout en gardant une vitesse conforme à votre pratique. 

Pour trouver la valeur de pression du pneu idéale, écoutez en premier lieu vos ressentis au fil des sorties. Et vous, combien mettez-vous d’air dans vos pneus ? Allez, bon vent et bonne route !

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