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Choisir son premier vélo de route


Vous avez décidé de vous mettre au vélo de route ? Vos proches vous ont convaincu de les suivre en balade ? Vous souhaitez reprendre le sport ? Très bonne idée, mais comme vous avez pu vous en rendre compte, le choix est vaste. Un peu trop peut-être. Du coup, vous n’arrivez pas à faire votre choix…

Voici quelques conseils pour vous guider dans l’achat de votre vélo route.

Quel vélo de route pour débuter ?

Les critères principaux de choix s’articulent autour des points suivants :

  • Pour quel type de cycliste ?
  • Pour quel usage ?
  • Pour quel budget ?
  • Comment connaître ma taille ?

Pour quel type de cycliste ?

Le débutant

Vous avez décidé de reprendre une activité sportive, vous cherchez un complément à votre sport principal ou vous souhaitez vous déplacer plus rapidement (et sans prendre les transports en communs). Votre utilisation se classe dans la catégorie loisir, avec un kilométrage hebdomadaire faible et des balades de temps en temps le dimanche.

Personnellement, je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’investir dans une machine de guerre haut de gamme. Déjà parce que les vélos de compétitions sont très raides et inconfortables pour ce genre d’usage (la sensation d’avoir un bout de bois sous les fesses…) et donc que cela risque de vous dégoûter plus qu’autre chose. Ensuite, si vous n’avez pas de box ou de garage fermé, ce genre de belles mécaniques attirent malheureusement vite l’œil en ville…

Un vélo d'entrée ou de moyenne gamme, d’un prix raisonnable et confortable sera parfaitement adapté. Certes, il sera un peu lourd et manquera peut-être de réactivité mais il pourra vous accompagner sur de nombreux kilomètres sans prise de tête.

L’amateur de longues balades

Le cyclotouriste recherche une monture spécifique, taillée pour l’endurance, sur laquelle on peut passer de longues heures sans se tordre de douleurs. Confort, souplesse sont ici les maîtres mots. Pour ceux qui visent plutôt les balades sur plusieurs jours ou qui souhaitent pouvoir rouler par tous les temps sans finir avec le dos crépi, la possibilité d'ajouter des équipements (porte-bagages, garde-boue, etc…) est également un critère de choix important.

Une randonneuse équipée pour faire le tour du pays et le Roubaix de Specialized, deux visions de l’endurance.
Specialized Roubaix

Des randonneuses, des vélos au cadre en acier ou alu souple avec une géométrie étudiée sont adaptés à cette pratique. Et bien sûr, vous pouvez très bien utiliser votre cyclo pour aller au boulot tous les jours 😉

Le compétiteur

Si vous avez déjà un passé de cycliste, que vous pratiquez le vélo de manière très régulière avec des sorties longues de 100 km ou plus tous les weekends, vous devez déjà avoir une idée précise de ce que vous recherchez dans votre vélo.

peloton
Par contre, si vous êtes débutant mais que vous envisagez de vous essayez à la compétition ou aux sorties cyclosportives dans un avenir proche, je vous conseille de regarder les vélos de cette gamme pour ne pas vous retrouvez rapidement bridé dans votre pratique. Vos jambes vous ralentiront avant votre vélo mais vous prendrez plus de plaisir sur un vélo vif et réactif que sur une enclume d’entrée de gamme.

Ici, nous cherchons des vélos avec une géométrie agressive, un cadre rigide et un guidon bas pour une position plus aérodynamique. La chasse au poids est également un critère important et tous les équipements sont optimisés dans cette optique. Dans cette catégorie, vous trouverez le haut de gamme des marques, avec des machines de compétition magnifiques mais le budget explose au fur et à mesure que le poids du vélo s’allège.

Look 795 aerolightLe Look 795 Aerolight revendique 7 kg (et environ 10 000€ pour toucher le rêve).

En plus du coût du vélo, n’oubliez pas que vous devrez sans doute payer une licence, des tenues, les inscriptions aux compétitions et les déplacements… Le cyclisme en compétition demande un certain investissement financier (et ne parlons pas du triathlon…).

Cependant, vous pouvez très bien vous lancer dans la compétition avec un vélo de milieu de gamme équipé correctement. Nous avons vu des Btwin même pas full carbone enfumer des Specialized dignes du Tour durant des triathlons ou pendant des sprints à l’entraînement. 😀
Un beau vélo, ça fait plaisir mais ça ne fait pas pousser les cuisses !

Le cycliste urbain

Si vous roulez principalement en ville pour vous rendre au boulot, vous pouvez vous penchez sur l’option fixie ou singlespeed. Difficile d’échapper à la déferlante fixie depuis une dizaine d’année ! Il s’agit de cadres vintage remis au goût du jour ou de cadres neufs au look retro dont le pignon, fixe, est solidaire de la roue arrière. Pour freiner, pas le choix donc, il faut s’arrêter de pédaler pour bloquer la roue arrière (ce qui provoque un joli dérapage, le fameux skid). Les puristes ne mettent pas de freins, la réglementation impose cependant deux dispositifs de freinage efficaces, un levier de frein est donc obligatoire.
fixie 8bar

Pour les singlespeed, c’est le même concept à la différence que la roue arrière est libre : quand vous arrêtez de pédaler, vous ne bloquez pas la roue.

Ce principe du pignon unique, en provenance de la piste, présente l’avantage de ne demander aucun réglage mécanique (pas de dérailleurs) donc peu d’entretien. Vous pouvez customiser votre vélo néo-rétro à l’infini avec une foule d’accessoires ou facilement recycler un vieux cadre vintage.

singlespeed vintage

Phénomène réservé aux coursiers à l’origine, les grandes marques proposent désormais leurs propres lignes de fixies et singlespeed, il y en a maintenant pour tous les budgets.

Lire aussi : découvrir le vélo fixie.

L’aventurier

Vous allez au travail en roulant mais vous aimez également emprunter les chemins blancs ou les sentiers en sous-bois (sans faire du franchissement comme en VTT, tout de même) pendant vos balades ?
gravel

Les vélos typés Gravel sont faits pour vous ! Croisement entre des vélos de route et de cyclocross, leurs pneus plus larges vous emmènent partout sans que vous perdiez en confort ou en adhérence et leurs freins à disque pour assurent un freinage puissant en toutes circonstances. Leur géométrie endurance vous permettent de rouler longtemps sans inconvénient.

Lire aussi : découvrir le vélo Gravel.

Pour quel usage ?

En plus de votre pratique, vous devez essayer d’anticiper dans quel environnement vous allez rouler car cela aura une influence sur votre équipement.

Que vous rouliez en plaine, montagne, route ou sentier, vous n’aurez pas besoin des mêmes périphériques sur votre vélo. En effet, il est recommandé de choisir une monture avec un triple plateau pour les débutants, les montagnards ou les cyclotouristes.

Adaptez votre vélo à votre terrain de jeu.

Côté braquet et cassette, les compétiteurs s’équipent volontiers en 53/39 avec une cassette de 11 x 23, voire 11 x 28 pour les montagnards qui s’attaquent aux cols. Les cyclosportifs se tourneront vers du 50/34 et du 11 x 28 (voire 11 x32 mais dans ce cas, il faudra prévoir une chape longue au dérailleur). Enfin, les cyclotouristes en triple plateau seront en 11 x 32.

Pour quel budget ?

Vous savez maintenant quel type de vélo vous correspond pour votre usage, maintenant, reste à définir le point crucial : le budget. Ce serait extrêmement frustrant d’avoir un coup de cœur pour un Trek Emonda à 6 500 € si votre budget ne dépasse pas les 1 000€. Définissez bien la somme allouée à l’achat de votre vélo avant de commencer à chercher, cela vous orientera vers un choix de modèles plus limités et cela clarifiera les possibilités offertes (en plus de vous éviter des crises de nerfs avec votre banquier !).

Cervelo S5
Selon votre budget, vous pourrez vous offrir une paire de roue ou un vélo entier…  A vous de choisir !

Pour vous situer, en neuf, on peut trouver des vélos tout à fait adaptés à une pratique loisir, débutant ou vélotaf à partir de 650€. Chez cette même enseigne bleue et blanche, pour 1100 €, vous pourrez commencez à envisager la compétition avec une monture équipée en ultégra avec un poids contenu de 8 kg. Ok les couleurs sont…spéciales mais ils ont le meilleur rapport qualité/prix ! Sachez qu’en cyclisme, les prix montent selon le niveau de gamme des périphériques (transmission, freins, roues), le matériau du cadre (alu ou carbone) et…qu’il n’y a pas de limite !

Donc, avant de commencer à feuilleter les catalogues ou rendre visite à votre vélociste, fixez vous une limite de prix, et n’oubliez pas qu’il faudra aussi garder du budget pour le reste de votre équipement.
Bien sûr, plus votre plafond sera élevé, plus votre choix sera grand ! Et même un débutant pourra se faire plaisir avec une monture à la carte réalisée par son magasin.

Cela étant dit, si vous hésitez à investir dans une monture neuve, vous pouvez tout a fait vous offrir un vélo de route d’occasion âgé de quelques années.  Le seul impératif est de le prendre à votre taille ! Car un vélo se remet en état à peu de frais  et vous pouvez le faire vous-même pour une centaine d’euros: changer la guidoline par une neuve, remplacement de la chaîne, changer les câbles et les patins de freins pour un freinage et une transmission optimales.

Mais le meilleur vélo de route, c’est celui qui vous convient; adapté à votre taille, à vos besoin et sur lequel vous prenez plaisir à rouler 😉

Comment connaître ma taille ?

Maintenant que vous avez sélectionné un vélo dans votre budget, il est très important de prendre un cadre à votre taille, sinon, vous risquez vite d’accumuler les maux de dos, nuques, épaules, douleurs aux genoux… et de ne prendre aucun plaisir à rouler…

Sortez le mètre, je vous explique comment prendre vos mesures pour trouver un cadre à la bonne hauteur !

En premier lieu, il vous faut connaître  votre entre-jambe (EJ) :

Placez-vous de dos contre un mur, bien droit, les jambes légèrement espacées et pieds nus. Mettez un livre ou un niveau entre les jambes, légèrement en appui, comme pour reproduire la pression de la selle, et  parallèle au sol.

Ensuite prenez la mesure du sol au haut du livre (ou du niveau) en faisant attention à ce que le mètre soit bien parallèle au mur. Idéalement, il est souhaitable de se faire aider par quelqu’un.

Et ensuite appliquer la formule suivante : EJ x 0,65

Si la hauteur de cadre est importante, la longueur l’est tout autant !

Si la hauteur de cadre pourra être facilement ajustée en montant ou baissant la selle, c’est un peu plus délicat pour la longueur (il faut jouer sur la longueur de la potence et c’est un peu moins pratique à changer). La longueur du cadre a beaucoup d’incidence sur le confort et votre position sur le vélo.

Pour avoir une idée de la longueur de cadre qu’il vous faut, il existe une formule basée sur le rapport Entre-jambe/Taille. Elle permet de déterminer meilleur le rapport hauteur / longueur pour votre vélo.

  • Si EJ/T = 0,48 ; Longueur = Hauteur + 1 cm
  • Si EJ/T < 0,48 ; Longueur < Hauteur + 1 cm
  • Si EJ/T > 0, 48 ; Longueur > Hauteur + 1 cm

Equipez-vous !

En plus de votre monture, prévoyez dans votre budget une place pour votre équipement. Et oui, rouler demande un minimum de matériel pour votre confort quotidien !

Le casque n’est pas obligatoire en France (sauf pour les enfants de moins de 12 ans) mais il reste tout de même vivement conseillé ! C’est lui qui va protéger votre tête en cas de chute, de projection ou d’obstacle bas.

Lire aussi : choisir son casque de vélo de route.

Une tenue adaptée à votre pratique et à la météo est également un plus : pour les balades longues, un cuissard court en été et long en hiver avec une peau de qualité me semble indispensable.  Pareil pour le maillot, qui évacuera rapidement la transpiration et vous évitera la sensation de froid. A manches courtes en été, longues en hiver et complété par une veste pour pouvoir rouler par tous temps.

Version courte pour l’été et version longue pour l’hiver.

En plus du textile, n’oubliez pas  le petit équipement, qui peut bien vous dépanner :

Avec la pompe à vélo, un exemple d’indispensables à avoir sur soi quand on roule.

Personnellement, au fil des kilomètres et des crevaisons, j’ai changé les pneus d’origine par d’autres qui résistent mieux. Comme je roule en ville, je me suis souvent retrouvé avec des éclats de verres dans les pneus… Des modèles renforcés ont résolu le souci des crevaisons intempestives et comme je les ai pris un peu plus large (25 au lieu du 23 d’origine), j’y ai gagné en confort.

Moins utile pour le vélotaf mais super pratique lors des balades un peu plus sportives, les pédales automatiques et les chaussures qui vont bien avec. Plus de déperdition lors du pédalage, je gagne en efficacité avec mais sachez qu’à cause de la semelle, vous pourrez difficilement faire autre chose que pédaler avec ces chaussures. Prévoyez d’emmener votre paire de ville si vous allez au bureau ou si vous comptez marcher.

Lire aussi : les chaussures et les pédales automatiques.

Pour la petite histoire

Lorsque j’ai voulu me mettre au vélo de route, je suis tombé dans le piège du « tous les vélos se ressemblent ». C’est vrai qu’à la base, tous les vélos ont deux roues et un guidon, hein…. J’ai donc récupéré le vieux vélo paternel, un biclou bien vintage des années 60, du genre qu’on trouve en masse sur Leboncoin, Troc-Vélo, ou dans nos rues. Ok, il avait du style mais c’était tout… Pour commencer, il n’était pas à ma taille. Mon dos et mes genoux me l’ont vite fait sentir !  Pour un sport sensé être moins traumatisant que la course à pied, ça commençait mal !

Après avoir pris mes mesures et m’être rendu compte de mon erreur, un collègue de la même taille que moi m’a fait essayé son vélo de route. J’ai tout de suite vu la différence avec un vélo globalement plus adaptés à ma taille (et beaucoup plus récent), de meilleure qualité, avec un pédalier compact au lieu d’un triple et la possibilité de passer les vitesses au guidon (au lieu de me casser à moitié la figure en allant chercher les leviers au cadre…) ! En plus, aucune douleur pendant la balade !

Forcément, après ça, le vieux Peugeot est retourné chez les parents (au moins, il est tout nettoyé et en parfait état de marche…) et j’ai filé m’acheter un vélo neuf à ma taille ! Comme c’était la période des déstockages avant l’arrivée de la nouvelle collection, j’ai eu un Alur 700 AF, Shimano 105 complet, 8 kg sur la balance, à 800 € (au lieu de 1000 €). Parfait pour débuter et tirer la bourre avec les copains !

Depuis, je trouve le vélo de route très fun à pratiquer avec des sensations de vitesse grisantes, que ce soit pour le vélotaf ou les sorties avec les potes, sans compter que ça m’évite de prendre les transports en commun (des fois, je pédale plus vite que le train…), et ça, c’est juste parfait !

Lire aussi : mon comparatif vélo route sur les vélos Décathlons.

Bonne route !

4 pensées sur “Choisir son premier vélo de route

  • 3 janvier 2018 à 18 h 32 min
    Permalink

    Très complet et utile !
    Merci 🙂

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  • 5 mars 2018 à 16 h 28 min
    Permalink

    L’important c’est en effet de déterminer son usage et de choisir la bonne taille de cadre. Tout le reste peut se régler facilement.
    Pour débuter rien de tel que l’occasion. On achète pas trop cher au départ, on teste, et on revend si ça ne convient pas ou si on veut passer à la gamme au-dessus !

    Répondre
  • 2 septembre 2018 à 15 h 59 min
    Permalink

    Super ! Je compte lâcher le VTT pour le vélo de course. L’article m’a permis de me situer par rapport à ma future utilisation. Bonne route +

    Répondre
    • 2 septembre 2018 à 17 h 06 min
      Permalink

      Bonjour David,
      Super, ravi d’avoir pu vous aider. 🙂
      Bonne découverte de la route !

      Répondre

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